Classé dans : lecture
Peu de personnes connaisse l’histoire de Nankin. C’est l’histoire d’un holocauste oublié de la Deuxième Guerre Mondiale. Iris Chang explore les six semaines de terreur mais aussi essaie d’expliquer pourquoi un tel événement a pu se produire.
Nankin était la capitale de la Chine pendant de nombreuses années. Lorsque les japonais ont envahi la Chine dans le premier tiers du vingtième siècle, ils espéraient ne trouver que peu de résistance. Hors, à Shanghai, leur avancée fut très lente. Les rues se gagnaient une à une, les combats étaient acharnés. Aussi, une fois Shanghai vaincue, les soldats japonais éprouvaient un fort sentiment de frustration, qui trahissait un désenchantement : les japonais n’étaient pas des « êtres supérieurs », la Chine opposait bien plus de résistance qu’escompté.
Une autre raison de ce triste épisode est peut-être à chercher au sein même de l’organisation de l’enseignement japonais. A l’époque, les élèves des écoles militaires étaient clairement dégradés par leurs supérieurs. Ceux-ci les traitaient de manière odieuse et inimaginable, digne des pires stéréotypes de l’armée, « par amour » disaient-ils. Aussi quand les japonais ont eu l’occasion de laisser éclater ces années de dégradation sur quelqu’un (les chinois), cela donna lieu a des expériences horribles. Et c’est sûrement les plus bas gradés, ceux qui subissaient le plus d’injustices en école militaire qui ont fait le plus de mal.
Après Shanghai, les japonais marchèrent sur Nankin, et ce ressentiment allait se déverser sur les habitants de cette ville, au cours d’un des plus grands massacres de l’Histoire.
Début décembre 1937, les japonais envahirent Nankin et pendant six semaines se déroula un affreux spectacle au sein de la capitale chinoise. Selon les sources, entre 100 000 et 300 000 personnes ont été victimes de l’occupation japonaise à Nankin, ce qui en six semaines, en fait l’un des plus grand massacre de l’histoire. Mais le pire est la façon dont les chinois ont été exterminés. Toute méthode imaginable et inimaginable a été utilisée, des expériences médicales ont été réalisées sur les chinois, les femmes, enfants, et personnes âgées furent violés (on estime entre 20 000 et 80 000 le nombre de personnes ayant subi un viol durant l’occupation japonaise).
Certains correspondants internationaux étaient restés à Nankin durant cette période, leur drapeau les protégeant quelques fois, mais pas toujours. On peut citer notamment John Rabe, délégué du parti Nazi à Nankin, qui oeuvra beaucoup pour l’établissement d’une zone internationale à Nankin, permettant ainsi de sauver des centaines de milliers de chinois. Lorsqu’il essaya de faire appel à Hitler pour que celui-ci intervienne pour stopper les japonais, il fut arrêté par la Gestapo. Il perdit son travail et il survécut grâce aux habitants de Nankin qui lui envoyèrent régulièrement des paquets de nourriture.
Bien sûr, il n’était pas seul et bien d’autres personnes ont contribué grandement à protéger les habitants de Nankin des japonais.
Que trouve-t-on dans un livre de design ?
Plein de surprises. J’étais intéressé par ce que je pourrais découvrir dans un livre comme celui-ci. Des photos d’objets futuristes ? Une histoire du design ?
Pas du tout, Norman prend les choses de tous les jours et critique leur design. N’avez-vous jamais eu de problèmes pour ouvrir une porte ? Vous êtes-vous déjà demandés à quoi servait tous ces petits crans dans votre capuchon de stylo ?
Ce sont à des questions comme celle-là que répond ce livre. Mais il explore aussi la psychologie de l’utilisateur pour essayer de donner des règles simples mais nécessaire à un design réussi.
Quelques aperçus du futur sont très pertinents avec la réalité d’aujourd’hui. Par exemple, il désirerait avoir un “ordinateur invisible” qui lui synchroniserait son calendrier personnel et son calendrier professionnel (cela ne vous rappelle pas le très récent nuage d’Apple : Mobile Me ?) ou encore un clavier avec des petits écrans à la place des touches, ce qui permettrait de s’adapter à l’usage et l’utilisateur (ressemble fortement aux claviers OLED d’aujourd’hui !).
Enfin une citation que je trouve très intéressante pour l’époque (en 1988, mais elle est encore – plus- tellement vraie aujourd’hui !) :
We are surrounded of objects of desire, not objects of use.
Nous vivons entourés d’objets de désir, pas d’objets utiles.
Un livre surprenant et intéressant !
Didier van Cauwelaert est un de mes auteurs préférés. Chacun de ses livres transpire la vie, la lecture ne laisse jamais sans trace. On est balloté au rythme des pages entre emportements de joie, de fureur, de tristesse. Les mots déversent les sentiments tel un fleuve en colère. Ce roman n’échappe pas à la règle.
Un jour, Frédéric Lahnberg reçoit une lettre envoyée par une lectrice d’un livre qu’il avait écrit sous un pseudonyme il y a 20 ans avec Dominique qu’il vient de perdre, après qu’elle soit restée dans le coma pendant un long moment.
Frédéric va alors mettre en place une transformation pour essayer de faire revivre Richard Glen, qui jusqu’à présent n’était qu’un pseudonyme. Cette transformation qu’il fait pour cette lectrice belge qui lui a envoyé cette fameuse lettre, pour qu’elle devienne plus qu’une simple lectrice.
Quelques citations tirées du livre :
« - Comme vous voudrez, Karine.
- Vous aimez mon prénomm ?
- Oui.
- Vous pouvez m’appeler Karen, aussi, à la flamande. Mes parents font prénom à part.
- Vous préférez lequel ?
- Je préfère quand ils ne m’appellent pas. »
« - Vous pensez qu’il y a une vie après la mort ?
- Oui. Avant, pas toujours. »
« Abdel, l’épicier du 145, a été matraqué par des skinheads. Une association de défense l’a pris en charge, lui a payé cette clinique où des stars viennent se faire opérer incognito à la une de Voici. »
Pour ceux qui veulent avoir le plaisir de découvrir une définition claire de la vie, Fritjof Capra nous présente ici un voyage passionnant à travers les différentes théories du vivant. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les connaissances scientifiques actuelles (enfin en 1997 et cela évolue cite dans ce domaine) est synthétisé dans ce livre avec un style prenant. Il réussit à nous introduire des théories avancées avec des mots simples et des exemples convaincants.
A lire absolument pour tout ceux qui se demande « qu’est-ce que la vie ? » !
A noter que les articles l’évolution en une semaine et mécanisation et esclavage ont été inspirés de ce livre.
Si vous souhaitez garder une trace des livres de votre bibliothèque, essayez Library Thing.
Ce site permet de gérer votre bibliothèque. Je l’utilise plutôt pour ajouter les livres que j’ai lu. J’ai comme ça un historique de mes lectures. En plus, une fois que vous avez ajouté suffisamment de livres, le site vous en recommande. Utile si vous ne savez pas quoi lire !
Pour le premier article de ce blog, je vais parler de ma dernière lecture.
Dans ce roman de Michel Caffier, on suit Bertrand Séchan dans sa quête de construire l’arbre généalogique de sa famille pour en retracer l’histoire. Pour cela, il profite d’un dimanche où tous les Séchans sont réunis pour interroger, découvrir, s’extasier, s’indigner sur le passé des membres disparus de cette famille.
Bien que le sujet puisse paraître rébarbatif à première vue (qui a envie de connaître une famille inconnue ?!), le style est très soigné, et très agréable à lire. Une fois dans le livre, on se laisse emporter au sein de cette famille qui n’est pas la notre.
Une lecture divertissante et rapide !