Sans Idées Fixes


Carlos Ruiz Zafón – The Shadow Of The Wind
août 28, 2008, 2:48
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Très belle aventure d’un enfant, adolescent, qui part à la recherche d’un auteur dont un des livres l’a littéralement ensorcelé. Passionnante du début à la fin, l’intrigue est bien construite bien que pas forcément extraordinaire. L’histoire se passe à Barcelone, une ville que l’on a vraiment envie de visiter après avoir lu ce livre, pour admirer les quartiers que l’auteur nous laisse découvrir à travers ses mots.

Quelques citations tirées du livre :

« Books are mirrors : you only see in them what you have already inside you »

« Destiny is usually just around the corner. Like a thief, a hooker, or a lottery vendor : its three most common personifications. But what destiny does not do is home visits. You have to go for it. »



Iris Chang – The Rape Of Nanking
août 28, 2008, 12:43
Classé dans : lecture

Peu de personnes connaisse l’histoire de Nankin. C’est l’histoire d’un holocauste oublié de la Deuxième Guerre Mondiale. Iris Chang explore les six semaines de terreur mais aussi essaie d’expliquer pourquoi un tel événement a pu se produire.

Nankin était la capitale de la Chine pendant de nombreuses années. Lorsque les japonais ont envahi la Chine dans le premier tiers du vingtième siècle, ils espéraient ne trouver que peu de résistance. Hors, à Shanghai, leur avancée fut très lente. Les rues se gagnaient une à une, les combats étaient acharnés. Aussi, une fois Shanghai vaincue, les soldats japonais éprouvaient un fort sentiment de frustration, qui trahissait un désenchantement : les japonais n’étaient pas des « êtres supérieurs », la Chine opposait bien plus de résistance qu’escompté. 

Une autre raison de ce triste épisode est peut-être  à chercher au sein même de l’organisation de l’enseignement japonais. A l’époque, les élèves des écoles militaires étaient clairement dégradés par leurs supérieurs. Ceux-ci les traitaient de manière odieuse et inimaginable, digne des pires stéréotypes de l’armée, « par amour » disaient-ils. Aussi quand les japonais ont eu l’occasion de laisser éclater ces années de dégradation sur quelqu’un (les chinois), cela donna lieu a des expériences horribles. Et c’est sûrement les plus bas gradés, ceux qui subissaient le plus d’injustices en école militaire qui ont fait le plus de mal.

Après Shanghai, les japonais marchèrent sur Nankin, et ce ressentiment allait se déverser sur les habitants de cette ville, au cours d’un des plus grands massacres de l’Histoire. 

Début décembre 1937, les japonais envahirent Nankin et pendant six semaines se déroula un affreux spectacle au sein de la capitale chinoise. Selon les sources, entre 100 000 et 300 000 personnes ont été victimes de l’occupation japonaise à Nankin, ce qui en six semaines, en fait l’un des plus grand massacre de l’histoire. Mais le pire est la façon dont les chinois ont été exterminés. Toute méthode imaginable et inimaginable a été utilisée, des expériences médicales ont été réalisées sur les chinois, les femmes, enfants, et personnes âgées furent violés (on estime entre 20 000 et 80 000 le nombre de personnes ayant subi un viol durant l’occupation japonaise). 

Certains correspondants internationaux étaient restés à Nankin durant cette période, leur drapeau les protégeant quelques fois, mais pas toujours. On peut citer notamment John Rabe, délégué du parti Nazi à Nankin, qui oeuvra beaucoup pour l’établissement d’une zone internationale à Nankin, permettant ainsi de sauver des centaines de milliers de chinois. Lorsqu’il essaya de faire appel à Hitler pour que celui-ci intervienne pour stopper les japonais, il fut arrêté par la Gestapo. Il perdit son travail et il survécut grâce aux habitants de Nankin qui lui envoyèrent régulièrement des paquets de nourriture.

Bien sûr, il n’était pas seul et bien d’autres personnes ont contribué grandement à protéger les habitants de Nankin des japonais.



Niccolò Machiavelli – The Prince
août 12, 2008, 10:50
Classé dans : Non classé

Tout le monde connaît cet adjectif « machiavélique », qui désigne quelqu’un, ou quelque chose (un plan par exemple), méthodique, sans scrupule pour arriver à un but précis. Si vous vous êtes toujours demandé d’où venait cet adjectif, ne cherchez pas plus loin.

The Prince donne la réponse. Dans ce livre, Niccolò Machiavelli donne des conseils aux dirigeants (le livre était destiné à un prince en particulier) pour arriver au pouvoir et s’y maintenir. Machiavelli y expose avec une froide objectivité les différentes composantes du pouvoir, ses faiblesses et ses forces. Observateur attentif et peu scrupuleux de l’histoire, il fait étalage de méthodes éthiques et non éthiques (ou pourquoi être cruel peut vous aider par exemple) qui ont garantit à certains grands dirigeants des succès historiques.

Pas passionnant en soi, mais intéressant à lire pour se rendre de compte de l’homme derrière l’adjectif.



Cuil Concurrence Google
août 11, 2008, 10:39
Classé dans : Non classé

De nombreux moteurs de recherche existent sur la toile. Un petit nouveau vient s’ajouter à ceux-ci : Cuil.

Il a été fondé par une majorité d’anciens de Google. De nombreux points diffèrent d’une recherche Google. Avec Cuil, les pages sont basées principalement sur le contenu des pages tandis que Google donnait une grande importance à la popularité d’une page donnée (algorithme du PageRank). Autre fonctionnalité, l’apparition d’un panneau « Catégorie » qui, lors de certaines recherches, propose des informations supplémentaires ou associées.

Ensuite, ça en intéressera peut-être certains, les recherches sont anonymes. Cuil n’associent pas d’adresses IP avec les recherches, n’utilise pas de cookie.

Enfin, Cuil dispose d’une interface très soignée, avec des miniatures des pages vers lesquelles pointent les liens de recherches.

Plus d’informations :

Cuil : le moteur de recherche

http://www.cuil.com/info/ : des informations sur cuil

Algorithme du PageRank : algorithme utilisé par Google pour classer les pages.



Introduction A La Décroissance : Nicholas Georgescu-Roegen
août 8, 2008, 3:47
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Nicholas Georgescu-Roegen est un économiste roumain. Il est (peu) connu pour son rôle dans la théorie économique de la décroissance. Son grand mérite a été d’introduire la deuxième principe de la thermodynamique (loi de l’entropie) dans l’économie. En effet, bien que de nombreux économistes proposent de brillantes théories, peu proposent des théories radicalement différentes. La tendance actuelle est basée sur ce qu’on pourrait appeler la physique classique newtonienne : peu de flexibilité, pas de prise en compte de l’évolution. Mais c’est surtout une économie anthropocentrique. Ce que propose Nicholas Georgescu-Roegen c’est d’introduire la notion fondamentale d’entropie dans l’économie (notion introduite par Clausius en 1865 !).

Cette notion, loin d’être évidente même pour les physiciens, peut-être appréhendée comme une mesure du désordre. Georgescu-Roegen donne une illustration simple de la loi d’entropie : « La chaleur ne s’écoule d’elle-même que du corps le plus chaud vers le corps le plus froid, jamais en sens inverse ». Nous voyons ainsi apparaître le fait qu’on ne peut tirer de l’énergie que de certains corps, ceux de basse entropie, dont l’utilisation fait augmenter l’entropie jusqu’à ce qu’ils soient inutilisables (le corps chaud est utilisé pour chauffer le corps froid, mais il ne peut pas le faire indéfiniment).

Ceci peut-être transposé à l’économie lorsqu’on transforme des produits de basse entropie en déchets à haute entropie. Mais si on considère la source d’entropie utilisable par l’homme, la biosphère, on voit tout de suite qu’elle est limitée. Le problème de la vision économique classique, comme nous l’avons déjà dit, est qu’elle est basée sur la maximisation de nos profits (l’homme est au centre de la théorie). Elle ne prend pas en compte la place de l’homme dans cette biosphère. Il faudrait donc un changement de paradigme qui ferait se recentrer l’économie sur cette biosphère (que certains appellent Gaïa). Si l’on pose le problème dans ce nouveau contexte, la source d’entropie étant limitée, une croissance soutenable n’a donc aucun sens. S’impose donc très logiquement la décroissance.

Pour finir cette courte introduction, voici une liste d’auteurs pour ceux qui sont intéressés :

Nicholas Georgescu-Roegen bien sûr et notamment son livre La décroissance que l’on peut même trouver en ligne à l’adresse suivante : http://classiques.uqac.ca/contemporains/georgescu_roegen_nicolas/decroissance/decroissance.html

Jacques Grinevald qui a écrit de nombreux livres autour de la révolution carnotienne. C’est l’un des grands traducteurs de l’oeuvre de Nicholas Georgescu-Roegen en France.

James Lovelock qui est un des pères et des grands inquisiteurs de la théorie Gaïa

Fritjof Capra dont je recommande le livre « The Web Of Life » (voir mon avis sur le livre), livre qui introduite notamment la théorie Gaïa

Cette article a été réalisé à partir d’un article de Jacques Grinevald que vous pouvez obtenir à l’adresse suivante : http://www.decroissance.org/?chemin=textes

J’en profite pour donner quelques liens sur la décroissance :

http://www.decroissance.org/?chemin=accueil

http://www.liberationdeladecroissance.fr/

http://classiques.uqac.ca/contemporains/georgescu_roegen_nicolas/decroissance/decroissance.html



The Design Of Everyday Things
août 6, 2008, 1:06
Classé dans : lecture | Mots-clefs: ,

Que trouve-t-on dans un livre de design ?

Plein de surprises. J’étais intéressé par ce que je pourrais découvrir dans un livre comme celui-ci. Des photos d’objets futuristes ? Une histoire du design ? 

Pas du tout, Norman prend les choses de tous les jours et critique leur design. N’avez-vous jamais eu de problèmes pour ouvrir une porte ? Vous êtes-vous déjà demandés à quoi servait tous ces petits crans dans votre capuchon de stylo ?

Ce sont à des questions comme celle-là que répond ce livre. Mais il explore aussi la psychologie de l’utilisateur pour essayer de donner des règles simples mais nécessaire à un design réussi.

Quelques aperçus du futur sont très pertinents avec la réalité d’aujourd’hui. Par exemple, il désirerait avoir un “ordinateur invisible” qui lui synchroniserait son calendrier personnel et son calendrier professionnel (cela ne vous rappelle pas le très récent nuage d’Apple : Mobile Me ?) ou encore un clavier avec des petits écrans à la place des touches, ce qui permettrait de s’adapter à l’usage et l’utilisateur (ressemble fortement aux claviers OLED d’aujourd’hui !).

Enfin une citation que je trouve très intéressante pour l’époque (en 1988, mais elle est encore – plus- tellement vraie aujourd’hui !) :

We are surrounded of objects of desire, not objects of use. 
Nous vivons entourés d’objets de désir, pas d’objets utiles.

Un livre surprenant et intéressant !