Sans Idées Fixes


Corps Etranger
juillet 31, 2008, 12:40
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Didier van Cauwelaert est un de mes auteurs préférés. Chacun de ses livres transpire la vie, la lecture ne laisse jamais sans trace. On est balloté au rythme des pages entre emportements de joie, de fureur, de tristesse. Les mots déversent les sentiments tel un fleuve en colère. Ce roman n’échappe pas à la règle.
Un jour, Frédéric Lahnberg reçoit une lettre envoyée par une lectrice d’un livre qu’il avait écrit sous un pseudonyme il y a 20 ans avec Dominique qu’il vient de perdre, après qu’elle soit restée dans le coma pendant un long moment.
Frédéric va alors mettre en place une transformation pour essayer de faire revivre Richard Glen, qui jusqu’à présent n’était qu’un pseudonyme. Cette transformation qu’il fait pour cette lectrice belge qui lui a envoyé cette fameuse lettre, pour qu’elle devienne plus qu’une simple lectrice.

Quelques citations tirées du livre :

« - Comme vous voudrez, Karine.
- Vous aimez mon prénomm ?
- Oui.
- Vous pouvez m’appeler Karen, aussi, à la flamande. Mes parents font prénom à part.
- Vous préférez lequel ?
- Je préfère quand ils ne m’appellent pas. »

« - Vous pensez qu’il y a une vie après la mort ?
- Oui. Avant, pas toujours. »

« Abdel, l’épicier du 145, a été matraqué par des skinheads. Une association de défense l’a pris en charge, lui a payé cette clinique où des stars viennent se faire opérer incognito à la une de Voici. »



The Web Of Life
juillet 29, 2008, 10:06
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Pour ceux qui veulent avoir le plaisir de découvrir une définition claire de la vie, Fritjof Capra nous présente ici un voyage passionnant à travers les différentes théories du vivant. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les connaissances scientifiques actuelles (enfin en 1997 et cela évolue cite dans ce domaine) est synthétisé dans ce livre avec un style prenant. Il réussit à nous introduire des théories avancées avec des mots simples et des exemples convaincants.

A lire absolument pour tout ceux qui se demande « qu’est-ce que la vie ? » !

A noter que les articles l’évolution en une semaine et mécanisation et esclavage ont été inspirés de ce livre.

(Lire la suite…)



Voitures Hybrides
juillet 29, 2008, 9:37
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Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui m’intéresse particulièrement : la voiture hybride.

Beaucoup d’entre nous font beaucoup de trajets en voiture. Avec la flambée des prix du baril ces derniers temps, tout le monde cherche à économiser la moindre goutte d’essence. Cette augmentation des prix aura au moins eu ça de bon : responsabiliser les gens sur la consommation !

Mais ce n’est pas le sujet ! Comment donc réduire sa consommation ? Une réponse est la voiture hybride. Je vais faire ici une partie informative et j’essaierai ensuite de faire un deuxième article plus technique.

Pourquoi hybride ?

Hybride parce qu’elle utilise deux types de moteurs : électrique et thermique (dans le langage courant ; sinon c’est plus généralement une voiture qui utilise plusieurs sources d’énergies). Le moteur électrique a plusieurs rôles :

  • il est utilisé lorsque la voiture démarre après un arrêt
  • il peut aussi être utilisé pour avoir plus de puissance

Contrairement aux voitures électriques qui doivent être rechargés en les “branchant”, le moteur électrique des voitures hybrides se recharge pendant les trajets : on utilise l’énergie cinétique en descente ou pendant les phases de freinage.

Elle se distingue donc de la voiture “tout-électrique” par une plus grande autonomie : celle de son réservoir ! Plus de raison d’avoir peur de manquer de batterie !

Quelles économies ?

On peut maintenant se demander quelles économies on peut réaliser avec une telle voiture.

Premièrement, elle consomme moins. Pour donner des chiffres, la Prius (exemple typique de voiture hybride) permet de gagner 26% de carburant (en comparaison avec l’Avensis, le modèle équivalent non hybride). On atteint ainsi une consommation de 4,3 l/100kms en ville ! Avec le prix de l’essence aujourd’hui, faîtes le calcul, c’est plutôt de belles économies en perspective.

Ensuite, le silence. On y pense pas forcément mais lorsque le voiture est à l’arrêt (au feu rouge par exemple), le moteur thermique ne tourne pas au ralentit comme sur une voiture normal, il est tout simplement arrêté et ne redémarre que vers 25-30 km/h. D’où un silence total !

Enfin, l’émission de particules polluantes (Nox, CO2, HC) est réduite, conséquence directe de l’aide apportée par le moteur électrique : le moteur thermique est moins sollicité et rejette donc moins de particules.

Voilà pour la présentation rapide des voitures hybrides. Je ne suis pas rentré dans les détails (les différents types d’hybridation notamment), je ferai un article plus complet plus tard.



Toilettes Sèches
juillet 29, 2008, 9:37
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Quelle quantité d’eau est gaspillée à cause des chasses d’eau ! Nous allons découvrir ici les toilettes sèches qui, comme leur nom l’indique, n’utilise pas d’eau.

Commençons par un constat aberrant : chaque jour la quantité d’eau potable qui est utilisée pour “tirer la chasse” représente environ un tiers de notre consommation. Quel gâchis ! Mais ce gaspillage n’est pas le problème le plus important. On n’oublie souvent que nos déjections, même avec les stations d’épuration, sont responsables en grande partie de la pollution de nos rivières. Utiliser des toilettes sèches c’est donc faire d’une pierre deux coups comme on dit : on économise de l’eau rendue potable et surtout (si on se place dans le cadre du développement durable) on évite la pollution de cette même eau tout en produisant du compost. On réutilise les déjections au lieu de les jeter.

Comment ça marche ?

La forme la plus basique est une chaise trouée en son centre sous laquelle on place un récipient (assez grand et en inox de préférence). Bien sûr, pour le confort et l’esthétisme, la chaise peut être améliorée.

Après chaque utilisation, on verse sur les déjections (urines et selles confondus) des matières carbonées (sciure ou copeaux de bois, paille). Celles-ci vont permettre de garantir l’équilibre carbone/azote (les déjections sont très riches en azote) nécessaire au compostage. D’autre part, le dépôt de ces matières après utilisation permet d’éviter toute odeur désagréable.

Avant de construire ces toilettes sèches, il faut prévoir un espace où stocker les déjections, une aire de compostage. C’est ici que le seau sera vidé. Le mélange est utilisé pour le jardin après un an de compostage.

Le principal inconvénient de ces toilettes est de l’ordre culturel : la répugnance vis-à-vis de nos déjections, particulièrement les selles. Il faut donc essayer pour se convaincre. Enfin, le fait qu’elles soient indépendantes du réseau de distribution d’eau fait qu’on peut les placer n’importe où.

Pour en savoir plus sur les toilettes sèches :



L’évolution En Une Semaine
juillet 28, 2008, 2:25
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Pour avoir un aperçu rapide de l’évolution et pour montrer combien l’homme apparaît tard, David Brower a condensé l’histoire de la Terre en une semaine. La voici, tirée du livre The Web Of Life de Fritjof Capra.

L’histoire de notre planète commence dimanche à minuit (entre samedi et dimanche donc). La vie apparaît sous forme de bactéries le mardi vers 8h du matin. Elles se développent pendant deux jours et demi et jeudi à minuit, elles sont installées et régulent le système planétaire. Vendredi à 16h, la reproduction sexuée est inventée.

C’est durant la dernière journée, samedi, que les formes de vie macroscopiques voient le jour.

A 1h30 du matin, la première forme de vie marine apparaît et vers 9h30, les plantes sortent de l’eau suivies deux heures plus tard par les amphibiens et les insectes.

A 16h50 les grands reptiles apparaissent pour s’éteindre cinq heures plus tard à 21h45. Entre temps, les mammifères sont apparus à 17h30 et les oiseaux à 19h15. A 22h, les premiers primates voient le jour et les grands singes à 23h40. Les premiers singes à se mettre debout le font à minuit moins huit.

Les premiers humains, Homo Habilis, émergent à 23h56, évoluent en trente secondes vers Homo Erectus. Les premiers Homo Sapiens apparaissent trente secondes avant minuit et les hommes de Néandertal vivent pendant 11 secondes entre minuit moins 15 secondes et minuit moins 4 secondes. Les Hommes modernes apparaissent 11 secondes avant minuit en Asie et six secondes plus tard en Europe.



Bibliothèque En Ligne – Library Thing
juillet 26, 2008, 10:22
Classé dans : lecture | Mots-clefs:

Si vous souhaitez garder une trace des livres de votre bibliothèque, essayez Library Thing.

Ce site permet de gérer votre bibliothèque. Je l’utilise plutôt pour ajouter les livres que j’ai lu. J’ai comme ça un historique de mes lectures. En plus, une fois que vous avez ajouté suffisamment de livres, le site vous en recommande. Utile si vous ne savez pas quoi lire !



Mécanisation Et Esclavage
juillet 26, 2008, 8:29
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La mécanisation de l’économie prend part à l’esclavage, disait Norbert Wiener. Il ajoutait qu’elle mènerait sans aucun doute à du chômage et à une instabilité économique.
Précisément, cet homme, à l’origine de la cybernétique expliquait :

« Let us remember that the automatic machine, whatever we think of any feelings it may have or may not have, is the precise economic equivalent of slave labor. Any labor which competes with slave labor must accept the economic conditions of slave labor. It is perfectly clear that this will produce an unemployment situation, in comparison with which the present recession and even the depression of the thirties will seem a pleasant joke »

soit, pour les non-anglophones,

« Il faut avoir à l’esprit que les machines automatisées, quoiqu’on puisse penser des sentiments qu’elles puissent ou pas avoir, est l’équivalent économique de l’esclavage. N’importe quel travail qui entre en compétition avec l’esclavage doit en accepter les conditions économiques. Cela va sans aucun doute conduire à une situation de fort chômage, en comparaison de laquelle la présente situation et même la dépression des années 30 ressembleront à de vulgaires blagues ».

Une vision très lucide des conséquences de son travail et c’était il y a 70 ans !

Effectivement, aujourd’hui, on observe une mécanisation des postes, des travaux qui pourraient être effectués par des hommes ou femmes sont de plus en plus confiés à des machines. Au départ, c’était les travaux ne requérant que peu de qualifications. Après les paiements par carte à la station essence, c’est au tour des caissiers et caissières d’être remplacés par des caisses automatiques où le client scanne lui-même ces articles. La carte de crédit a ouvert la voie à ces centrales d’achats automatiques, permettant de se passer d’employés humains à certains postes. Mais cette mécanisation ou informatisation s’étend à d’autres postes.

Mais les machines ont aussi remplacées les ouvriers dans les chaînes de production.
Les machines sont plus rapides, plus pratiques mais les mettre sur un pied d’estal c’est oublier le côté humain : réagir à des situations que les machines ne savent même pas analyser, prendre des décisions basées sur le contexte et sur des arguments sensitifs et émotionnels. Le simple fait de comparer les machines aux humains (ce que je fais un peu ici d’ailleurs) est d’ailleurs déjà perturbant lorsqu’on prend un peu de recul, pour le lecteur comme pour le rédacteur (donc pour moi). Que s’est-il passé pour que nous en soyons rendus là ? Les machines sont au service des hommes, elles n’ont absolument pas le but de les remplacer, ou en tout cas, ne devraient pas être destinées à ça. Beaucoup oublie cet aspect.

Les machines ont aussi remplacés les humains pour des travaux dangereux ou répétitifs. C’est une bonne chose, mais il faudrait que ceux qui ont été remplacés aient le choix, qu’ils soient accompagnés pour retrouver du travail et qu’il leur soit proposé une formation pour repartir dans une autre voie.



Travailler Moins Pour Vivre Mieux
juillet 26, 2008, 8:21
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« Travailler plus pour gagner plus »
Cette phrase nous a été sermonnée il n’y a pas si longtemps. Rabâchée par les médias, comme si on ne l’entendait pas assez de la bouche de son auteur, c’est devenu le nouveau fer de lance de la politique actuelle.

La réalité est que chacun a une réalité différente. Certaines personnes vont vouloir travailler plus pour gagner plus, tout simplement parce que les frais incompressibles (impôts …) consomment déjà une grosse part de leur budget. Lorsqu’on prône « travailler moins pour vivre mieux », les principales critiques sont basées sur le fait que c’est une nécessité pour certains de gagner plus, pour acheter à manger et pour d’autres dépenses essentielles. Certains disent « si vous voulez vivre comme ça, c’est votre choix mais ne l’imposez pas aux autres ». Très juste, mais pourquoi alors imposer un « travailler plus pour gagner plus » à ceux qui ne le veulent pas ? D’autres ajoutent que en travaillant moins, on vit sur le dos de ce qui travaillent plus. Ceci est basé sur le fait qu’on considère le travail comme inhérent à la nature humaine, et ceux qui ne travaillent pas sont alors vu comme des « feignasses », des fils à papa gâtés qui peuvent se permettent de travailler moins.
Chacun devrait être libre de choisir. Ceux qui veulent travailler plus le font, ceux qui veulent travailler moins devraient pouvoir le faire aussi.

Si je laisse de côté ceux qui veulent gagner plus pour assouvir les besoins essentiels, pour vivre correctement, la première motivation de gagner plus est d’assouvir notre besoin de consommation. Acheter une télé plasma, un beau frigo américain, des beaux meubles IKEA … Bien sûr, il y a la satisfaction à l’achat : « elle est vraiment bien cette télé, j’ai bien fait d’économiser un peu » voire un sentiment sous-jacent de fierté d’avoir payer ça en faisant quelques sacrifices, en travaillant plus donc en sacrifiant du temps, de l’énergie (une sorte de masochisme moderne ?). Mais au final on est content. Le problème est que la plupart de ces biens sont jetables au sens où quelques années plus tard voire quelques mois plus tard, nous éprouverons le même besoin compulsif d’acheter leurs successeurs. D’où une fuite en avant sans fin vers la consommation.

Mais qu’est-ce que cela nous a apporté en plus ? Sommes-nous plus heureux pour autant parce que nous possédons le dernier iPhone ?
Chacun est libre de se placer son bonheur où il veut, consommer rend sûrement beaucoup d’entre nous heureux. Il faut juste que cela soit clair pour tous, qu’on puisse regarder en arrière et dire « oui, cela m’a effectivement rendu plus heureux » ou « objectivement, j’aurais mieux fait de passer plus de temps avec mes proches plutôt que de me dépenser dans le travail ». On a souvent du mal (moi le premier) à reconnaître ses erreurs. C’est très blessant de se dire, a posteriori, qu’on a fait les mauvais choix. Mais le reconnaître est, à mon avis, un premier pas vers une vie plus saine et plus satisfaisante.
A chacun de choisir sa voie.



La Mémoire Du Perroquet
juillet 24, 2008, 11:57
Classé dans : lecture | Mots-clefs:

Pour le premier article de ce blog, je vais parler de ma dernière lecture.

Dans ce roman de Michel Caffier, on suit Bertrand Séchan dans sa quête de construire l’arbre généalogique de sa famille pour en retracer l’histoire. Pour cela, il profite d’un dimanche où tous les Séchans sont réunis pour interroger, découvrir, s’extasier, s’indigner sur le passé des membres disparus de cette famille.

Bien que le sujet puisse paraître rébarbatif à première vue (qui a envie de connaître une famille inconnue ?!), le style est très soigné, et très agréable à lire. Une fois dans le livre, on se laisse emporter au sein de cette famille qui n’est pas la notre.

Une lecture divertissante et rapide !



Bienvenue !
juillet 24, 2008, 11:46
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Bonjour tout le monde !

Comme son titre l’indique, ce blog va parler de tout et de rien, de ce qui me passe par la tête, de ce qui me tient à coeur, de ce que je trouve original, bref ça va être un blog comme un autre.

Mais ce sera le mien !

En attendant qu’il se remplisse un peu, je vous souhaite la bienvenue et vous invite à laisser des commentaires régulièrement.