Sans Idées Fixes


Energie et Equité – Ivan Illich
février 15, 2009, 10:15
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Tout d’abord un lien vers le texte complet: http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/illich/energie.htm

La principal thèse de cet essai est qu’au-delà d’un certain niveau de consommation par tête, les systèmes politiques et culturels s’effondrent sous la contrainte de l’infrastructure technique nécessaire pour la réalisation de cette demande énergétique.

Dès 1974, il déclare que ce niveau est dépassé pour la France, les Etats-Unis, le Mexique.

Il critique notamment le transport moderne, qui canalise l’homme dans des chemins tracés, le privant ainsi d’une partie de sa liberté. Cette liberté peut être conservée par le transit, ou mode de locomotion basée sur l’énergie métabolique de l’homme (marche à pied, vélo). La possibilité de se déplacer à grandes vitesses augmente les inégalités en plus d’avoir un impact écologique important. Elle augmente les inégalités car tous n’ont pas accès aux mêmes moyens de transport (4/5 des voyages en avion par 1,5 % de la population aux Etats-Unis). L’homme éprouve une certaine puissance et un contentement certain à utiliser ces modes de transport à grande vitesse, réservés à une élite.

Il a réalisé un petit calcul sur l’automobile: un Américain moyen dépense 1600 heures pour sa voiture (à être dans la voiture elle-même, ou à travailler pour payer la voiture et les frais qui s’en dégagent), soit environ 5h par jour. La distance annuelle moyenne parcourue par ce même Américain moyen étant de 10000 kilomètres, cela donne une vitesse moyenne de 6 km/h. Quelle différence alors avec les pays non industrialisés dans lesquels les habitants se déplace à cette même vitesse mais avec leurs propres pieds ? Elle tient dans l’utilisation de hautes doses d’énergie pour le transport.

Les moyens de locomotion détruisent de précieuses données culturelles. Les infrastructures telles que les routes limitent notre liberté et ont des conséquences importantes sur la société: les médecins sont rassemblés dans des hôpitaux dans des grosses villes, les lieux accessibles au transport routier voient leurs commerces locaux fermés.

La possibilité de voyager toujours plus vite ne fait qu’exacerber la petitesse de sa propre vitesse: on rêve d’une voiture pour s’affranchir des transports publics plus lents par exemple.

La possibilité économique de voyager plus loin augmente encore les inégalités. Ceux qui ont les moyens de partir de lieux difficiles le font, laissant les plus démunis face aux mêmes problèmes.

D’autre part, de nombreuses dépenses s’accumulent autour de l’utilisation des transports: la hausse de la valeur des terrains bien desservis, les mesures de protection contre le bruit et la pollution. En prenant en compte ces externalités négatives, Illich tire la conclusion que si la voiture dépasse 25 km/h, elle fait perdre du temps. On va alors travailler pour gagner de l’argent pour travailler !

Une autre critique des transports est qu’ils créent un monopole radical. Le transit est remplacé par le transport, un besoin créé par les industries du transport elle-même.

Proposer de fixer une vitesse limite est pour lui très difficile car pour les usagers des transports cette limite serait ridiculement faible alors qu’elle serait encore hors d’atteinte et irréel pour les hommes qui transitent. Il déclare cependant que cette limite se situerait autour de 25 km/h.

Autre proposition est le développement du vélo. Il a une efficacité ramené au poids bien supérieur aux autres moyens de transport. Il est peu envahissant, il est tout terrain (il suffit de le pousser dans certains endroits). Il est aussi abordable pour tous, ne créant ainsi pas d’inégalité.



Ivan Illich
février 15, 2009, 10:12
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Viennes 1926 – Brême 2002.

Très influencé par Jacques Ellul. Forte éducation catholique, sa mère était juive.

Inventeur du concept de monopole radical, d’outils conviviaux, de contre productivité.

Critique ardemment l’école publique, partisan de l’éducation sans école. Critique aussi notre système de santé.

Il fonde en 1961 le Centre Interculturel de Documentation (CIDOC) à Cuernavaca.

Outil convivial

Trois critères de convivialité :

- Ne pas dégrader l’autonomie personnelle en se rendant indispensable

- Ne pas susciter de maître ou d’esclave

- Elargir le rayon d’action personnelle

Contre productivité de l’industrie, des outils: un seuil est atteint au-delà duquel ils deviennent inefficaces voire néfastes. Ex: l’école uniformise au lieu de former, la voiture immobilise au lieu de transporter. Dans cette même idée, il pense que le développement devient dangereux après un certain niveau parce que :

- Il crée des coûts sociaux (chômage, précarité, aliénation)

- Il crée des besoins nouveaux

- Il met en péril l’existence de l’Homme sur la Terre (dimension écologique)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Outil_convivial

Cf. Livre Tools for conviviality


Bien d’usage et bien d’échange

Distinction basée sur la différence entre un valeur d’usage et un valeur d’échange, similaire à la différence entre l’introverti et l’extraverti.

La valeur d’échange est un valeur d’un bien dont la portée n’est qu’utilitaire. Il n’apporte que ce pourquoi il est conçu. La valeur d’usage par contre, apporte un plus.

Les actions de type autonome produisent des valeurs d’échange et d’usage, contrairement aux actions hétéronomes, qui ne produisent que des valeurs d’échange. Exemple de l’éducation par exploration personnelle du monde (autonome) opposé par le monde de l’école où l’on est éduqué (hétéronome). On peut voir aussi une opposition entre activité (autonome) et passivité (hétéronome) ou encore qualitatif / quantitatif, être / avoir, aimer / être aimable.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Autonomie_et_hétéronomie

Monopole radical

D’après Energie et Equité, “quand une industrie s’arroge le droit de satisfaire, seule, un besoin élémentaire, jusque là l’objet d’une réponse individuelle, elle produit un tel monopole”.

C’est donc le monopole créé par une ou plusieurs industries, qui vise à pousser le consommateur à consommer un bien particulier, mais surtout à changer ses habitudes en ce sens. Illich déclare qu’un produit va créer un tel monopole dès que sa consommation par tête dépasse un certain seuil.

Exemple: utiliser la voiture au lieu de marcher.



Alain Weisman – The World Without Us
septembre 1, 2008, 11:21
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Comment la nature évoluerait-elle si nous venions à disparaître brutalement, laissant derrière nous tout notre héritage matériel ?

C’est un aperçu d’un tel futur que nous propose de découvrir Alan Weisman.

Pour cela, il a fait de nombreuses recherches, notamment dans les zones considérées comme quasi « sans-hommes », comme la forêt Białowieża Puszcza entre la Pologne et la Biélorussie. On apprend comment, chaque jour, des hommes travaillent pour repousser la nature qui essaie de reprendre ses droits sur nos buildings de verre et d’acier, comment des hommes s’acharnent à repousser l’eau des tunnels de métro à New York, une ville construite sur un réseau de cours d’eau emprisonnés entre le béton et l’asphalte.

Il se pose aussi la question des animaux : de nouvelles espèces apparaîtraient-elles ? d’anciennes reverraient-elles le jour ? Pourquoi, d’ailleurs, tant d’espèces ont-elles disparues ? Avez-vous déjà entendu parler de la façon probable dont les premiers hommes ont anéantis les gros mammifères terrestres ?

Toutes ces questions et bien d’autres trouvent réponse dans ce livre passionnant.



Carlos Ruiz Zafón – The Shadow Of The Wind
août 28, 2008, 2:48
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Très belle aventure d’un enfant, adolescent, qui part à la recherche d’un auteur dont un des livres l’a littéralement ensorcelé. Passionnante du début à la fin, l’intrigue est bien construite bien que pas forcément extraordinaire. L’histoire se passe à Barcelone, une ville que l’on a vraiment envie de visiter après avoir lu ce livre, pour admirer les quartiers que l’auteur nous laisse découvrir à travers ses mots.

Quelques citations tirées du livre :

« Books are mirrors : you only see in them what you have already inside you »

« Destiny is usually just around the corner. Like a thief, a hooker, or a lottery vendor : its three most common personifications. But what destiny does not do is home visits. You have to go for it. »



Iris Chang – The Rape Of Nanking
août 28, 2008, 12:43
Classé dans : lecture

Peu de personnes connaisse l’histoire de Nankin. C’est l’histoire d’un holocauste oublié de la Deuxième Guerre Mondiale. Iris Chang explore les six semaines de terreur mais aussi essaie d’expliquer pourquoi un tel événement a pu se produire.

Nankin était la capitale de la Chine pendant de nombreuses années. Lorsque les japonais ont envahi la Chine dans le premier tiers du vingtième siècle, ils espéraient ne trouver que peu de résistance. Hors, à Shanghai, leur avancée fut très lente. Les rues se gagnaient une à une, les combats étaient acharnés. Aussi, une fois Shanghai vaincue, les soldats japonais éprouvaient un fort sentiment de frustration, qui trahissait un désenchantement : les japonais n’étaient pas des « êtres supérieurs », la Chine opposait bien plus de résistance qu’escompté. 

Une autre raison de ce triste épisode est peut-être  à chercher au sein même de l’organisation de l’enseignement japonais. A l’époque, les élèves des écoles militaires étaient clairement dégradés par leurs supérieurs. Ceux-ci les traitaient de manière odieuse et inimaginable, digne des pires stéréotypes de l’armée, « par amour » disaient-ils. Aussi quand les japonais ont eu l’occasion de laisser éclater ces années de dégradation sur quelqu’un (les chinois), cela donna lieu a des expériences horribles. Et c’est sûrement les plus bas gradés, ceux qui subissaient le plus d’injustices en école militaire qui ont fait le plus de mal.

Après Shanghai, les japonais marchèrent sur Nankin, et ce ressentiment allait se déverser sur les habitants de cette ville, au cours d’un des plus grands massacres de l’Histoire. 

Début décembre 1937, les japonais envahirent Nankin et pendant six semaines se déroula un affreux spectacle au sein de la capitale chinoise. Selon les sources, entre 100 000 et 300 000 personnes ont été victimes de l’occupation japonaise à Nankin, ce qui en six semaines, en fait l’un des plus grand massacre de l’histoire. Mais le pire est la façon dont les chinois ont été exterminés. Toute méthode imaginable et inimaginable a été utilisée, des expériences médicales ont été réalisées sur les chinois, les femmes, enfants, et personnes âgées furent violés (on estime entre 20 000 et 80 000 le nombre de personnes ayant subi un viol durant l’occupation japonaise). 

Certains correspondants internationaux étaient restés à Nankin durant cette période, leur drapeau les protégeant quelques fois, mais pas toujours. On peut citer notamment John Rabe, délégué du parti Nazi à Nankin, qui oeuvra beaucoup pour l’établissement d’une zone internationale à Nankin, permettant ainsi de sauver des centaines de milliers de chinois. Lorsqu’il essaya de faire appel à Hitler pour que celui-ci intervienne pour stopper les japonais, il fut arrêté par la Gestapo. Il perdit son travail et il survécut grâce aux habitants de Nankin qui lui envoyèrent régulièrement des paquets de nourriture.

Bien sûr, il n’était pas seul et bien d’autres personnes ont contribué grandement à protéger les habitants de Nankin des japonais.



Niccolò Machiavelli – The Prince
août 12, 2008, 10:50
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Tout le monde connaît cet adjectif « machiavélique », qui désigne quelqu’un, ou quelque chose (un plan par exemple), méthodique, sans scrupule pour arriver à un but précis. Si vous vous êtes toujours demandé d’où venait cet adjectif, ne cherchez pas plus loin.

The Prince donne la réponse. Dans ce livre, Niccolò Machiavelli donne des conseils aux dirigeants (le livre était destiné à un prince en particulier) pour arriver au pouvoir et s’y maintenir. Machiavelli y expose avec une froide objectivité les différentes composantes du pouvoir, ses faiblesses et ses forces. Observateur attentif et peu scrupuleux de l’histoire, il fait étalage de méthodes éthiques et non éthiques (ou pourquoi être cruel peut vous aider par exemple) qui ont garantit à certains grands dirigeants des succès historiques.

Pas passionnant en soi, mais intéressant à lire pour se rendre de compte de l’homme derrière l’adjectif.



Cuil Concurrence Google
août 11, 2008, 10:39
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De nombreux moteurs de recherche existent sur la toile. Un petit nouveau vient s’ajouter à ceux-ci : Cuil.

Il a été fondé par une majorité d’anciens de Google. De nombreux points diffèrent d’une recherche Google. Avec Cuil, les pages sont basées principalement sur le contenu des pages tandis que Google donnait une grande importance à la popularité d’une page donnée (algorithme du PageRank). Autre fonctionnalité, l’apparition d’un panneau « Catégorie » qui, lors de certaines recherches, propose des informations supplémentaires ou associées.

Ensuite, ça en intéressera peut-être certains, les recherches sont anonymes. Cuil n’associent pas d’adresses IP avec les recherches, n’utilise pas de cookie.

Enfin, Cuil dispose d’une interface très soignée, avec des miniatures des pages vers lesquelles pointent les liens de recherches.

Plus d’informations :

Cuil : le moteur de recherche

http://www.cuil.com/info/ : des informations sur cuil

Algorithme du PageRank : algorithme utilisé par Google pour classer les pages.



Introduction A La Décroissance : Nicholas Georgescu-Roegen
août 8, 2008, 3:47
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Nicholas Georgescu-Roegen est un économiste roumain. Il est (peu) connu pour son rôle dans la théorie économique de la décroissance. Son grand mérite a été d’introduire la deuxième principe de la thermodynamique (loi de l’entropie) dans l’économie. En effet, bien que de nombreux économistes proposent de brillantes théories, peu proposent des théories radicalement différentes. La tendance actuelle est basée sur ce qu’on pourrait appeler la physique classique newtonienne : peu de flexibilité, pas de prise en compte de l’évolution. Mais c’est surtout une économie anthropocentrique. Ce que propose Nicholas Georgescu-Roegen c’est d’introduire la notion fondamentale d’entropie dans l’économie (notion introduite par Clausius en 1865 !).

Cette notion, loin d’être évidente même pour les physiciens, peut-être appréhendée comme une mesure du désordre. Georgescu-Roegen donne une illustration simple de la loi d’entropie : « La chaleur ne s’écoule d’elle-même que du corps le plus chaud vers le corps le plus froid, jamais en sens inverse ». Nous voyons ainsi apparaître le fait qu’on ne peut tirer de l’énergie que de certains corps, ceux de basse entropie, dont l’utilisation fait augmenter l’entropie jusqu’à ce qu’ils soient inutilisables (le corps chaud est utilisé pour chauffer le corps froid, mais il ne peut pas le faire indéfiniment).

Ceci peut-être transposé à l’économie lorsqu’on transforme des produits de basse entropie en déchets à haute entropie. Mais si on considère la source d’entropie utilisable par l’homme, la biosphère, on voit tout de suite qu’elle est limitée. Le problème de la vision économique classique, comme nous l’avons déjà dit, est qu’elle est basée sur la maximisation de nos profits (l’homme est au centre de la théorie). Elle ne prend pas en compte la place de l’homme dans cette biosphère. Il faudrait donc un changement de paradigme qui ferait se recentrer l’économie sur cette biosphère (que certains appellent Gaïa). Si l’on pose le problème dans ce nouveau contexte, la source d’entropie étant limitée, une croissance soutenable n’a donc aucun sens. S’impose donc très logiquement la décroissance.

Pour finir cette courte introduction, voici une liste d’auteurs pour ceux qui sont intéressés :

Nicholas Georgescu-Roegen bien sûr et notamment son livre La décroissance que l’on peut même trouver en ligne à l’adresse suivante : http://classiques.uqac.ca/contemporains/georgescu_roegen_nicolas/decroissance/decroissance.html

Jacques Grinevald qui a écrit de nombreux livres autour de la révolution carnotienne. C’est l’un des grands traducteurs de l’oeuvre de Nicholas Georgescu-Roegen en France.

James Lovelock qui est un des pères et des grands inquisiteurs de la théorie Gaïa

Fritjof Capra dont je recommande le livre « The Web Of Life » (voir mon avis sur le livre), livre qui introduite notamment la théorie Gaïa

Cette article a été réalisé à partir d’un article de Jacques Grinevald que vous pouvez obtenir à l’adresse suivante : http://www.decroissance.org/?chemin=textes

J’en profite pour donner quelques liens sur la décroissance :

http://www.decroissance.org/?chemin=accueil

http://www.liberationdeladecroissance.fr/

http://classiques.uqac.ca/contemporains/georgescu_roegen_nicolas/decroissance/decroissance.html



The Design Of Everyday Things
août 6, 2008, 1:06
Classé dans : lecture | Mots-clefs: ,

Que trouve-t-on dans un livre de design ?

Plein de surprises. J’étais intéressé par ce que je pourrais découvrir dans un livre comme celui-ci. Des photos d’objets futuristes ? Une histoire du design ? 

Pas du tout, Norman prend les choses de tous les jours et critique leur design. N’avez-vous jamais eu de problèmes pour ouvrir une porte ? Vous êtes-vous déjà demandés à quoi servait tous ces petits crans dans votre capuchon de stylo ?

Ce sont à des questions comme celle-là que répond ce livre. Mais il explore aussi la psychologie de l’utilisateur pour essayer de donner des règles simples mais nécessaire à un design réussi.

Quelques aperçus du futur sont très pertinents avec la réalité d’aujourd’hui. Par exemple, il désirerait avoir un “ordinateur invisible” qui lui synchroniserait son calendrier personnel et son calendrier professionnel (cela ne vous rappelle pas le très récent nuage d’Apple : Mobile Me ?) ou encore un clavier avec des petits écrans à la place des touches, ce qui permettrait de s’adapter à l’usage et l’utilisateur (ressemble fortement aux claviers OLED d’aujourd’hui !).

Enfin une citation que je trouve très intéressante pour l’époque (en 1988, mais elle est encore – plus- tellement vraie aujourd’hui !) :

We are surrounded of objects of desire, not objects of use. 
Nous vivons entourés d’objets de désir, pas d’objets utiles.

Un livre surprenant et intéressant !



Corps Etranger
juillet 31, 2008, 12:40
Classé dans : lecture | Mots-clefs: ,

Didier van Cauwelaert est un de mes auteurs préférés. Chacun de ses livres transpire la vie, la lecture ne laisse jamais sans trace. On est balloté au rythme des pages entre emportements de joie, de fureur, de tristesse. Les mots déversent les sentiments tel un fleuve en colère. Ce roman n’échappe pas à la règle.
Un jour, Frédéric Lahnberg reçoit une lettre envoyée par une lectrice d’un livre qu’il avait écrit sous un pseudonyme il y a 20 ans avec Dominique qu’il vient de perdre, après qu’elle soit restée dans le coma pendant un long moment.
Frédéric va alors mettre en place une transformation pour essayer de faire revivre Richard Glen, qui jusqu’à présent n’était qu’un pseudonyme. Cette transformation qu’il fait pour cette lectrice belge qui lui a envoyé cette fameuse lettre, pour qu’elle devienne plus qu’une simple lectrice.

Quelques citations tirées du livre :

« - Comme vous voudrez, Karine.
- Vous aimez mon prénomm ?
- Oui.
- Vous pouvez m’appeler Karen, aussi, à la flamande. Mes parents font prénom à part.
- Vous préférez lequel ?
- Je préfère quand ils ne m’appellent pas. »

« - Vous pensez qu’il y a une vie après la mort ?
- Oui. Avant, pas toujours. »

« Abdel, l’épicier du 145, a été matraqué par des skinheads. Une association de défense l’a pris en charge, lui a payé cette clinique où des stars viennent se faire opérer incognito à la une de Voici. »